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    lundi 12 mai 2014

    POP-UP STORE – LA COMPAGNIE DU KRAFT @ L’IMPRIMERIE


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    L’imprimerie Paris Le Marais accueille le Pop-Up store de La Compagnie du Kraft jusqu’au 15 juin. Des carnets pour tous les goûts et toutes les bourses. Une bonne idée de cadeau pour la fête des mères et des pères.
    SHOESUP.COM a interviewé le mécanicien en chef de La Compagnie du Kraft,, Nicolas Recoing. 
    Ton carnet, ton reflet
    Montre-moi ton carnet et je te dirai qui tu es ! C’est sans prétention que Nicolas Recoing, mécanicien en chef de La Compagnie Du Kraft, affirme apporter depuis 2008 un produit, mais aussi un savoir-faire, à chaque possesseur d’un de ses carnets. Un savoir-faire français qui date de 1928, en provenance des exploitations forestières landaises. Un carnet à vie, rechargeable à souhait, qui vous suivra dans toutes vos pérégrinations urbaines. Avis aux amateurs de beaux objets…
    Text: Olivier Atton – Photos: Sophie Brandstrom
    Pour ceux qui ne vous connaissent pas, La Compagnie du Kraft, en quelques mots, c’est ?Nous sommes la manufacture de carnets la plus improductive du monde occidental. C’est de la dérision, mais c’est aussi complètement vrai. Car nous avons décidé de ne pas céder à l’industrialisation. Nous réalisons nos carnets comme nous l’aurions fait après-guerre. Il y a une volonté de porter le produit auprès du consommateur avec la manière, et là-dessus, nous sommes sans compromis. Nous sommes des fabriquants de carnets et notre métier de base, c’est typographe. On veut une approche décontractée, populaire ; mais attention, ça ne veut pas dire qu’il y en a pour tout le monde. C’est un produit qui s’adapte à votre mode de vie et qui devient vôtre.
    C’est l’histoire d’une usine à Poissy ? Quel était le plus grand challenge ?Nos origines sont landaises. Mais je voulais faire le produit nous-mêmes et l’atelier typographique qui nous allait bien était à Poissy. Cet atelier avait une particularité : il faisait des carnets de boucher. Donc quand nous sommes allés les voir pour leur expliquer notre projet, il y avait un dénominateur commun qui était le mot « carnet ». Et on a injecté à l’intérieur du carnet de forestier un petit clin d’œil du carnet de boucher, qui est l’impression carnet de boucher qui vient parcourir des deux côtés la perforation, car toutes nos feuilles sont détachables. Et tout cela est fait comme avant. Nous sommes arrivés avec un prix hors marché, en espérant que les amateurs seraient au rendez-vous.
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    Les amateurs ont été au rendez-vous ?Disons que nous avons beaucoup de chance. Le relancement s’est fait grâce à colette, qui en plus ne demande pas de grosses quantités. A l’époque nous produisions 300 carnets par mois. Donc ça nous allait bien. Sauf qu’elle les a vendus en une semaine. Cela nous a permis de réfléchir à la gamme, ajouter de la gaité, faciliter le mode de recharge. Cette expérience nous a donné les moyens d’être plus attentif à la demande des clients.
    Quels sont vos arguments pour combattre l’appli « Notes » ?De manière paradoxale, nos premiers clients sont les geeks. Il y a une dichotomie entre le propriétaire du smartphone dernier cri, qui est de plus en plus grand, et le fait d’avoir un produit complètement rétrograde. Et ce qui se passe aujourd’hui, c’est qu’il y a des gens qui ont une partie de leur vie qui est numérique, et l’autre partie qui en train d’échapper au numérique, parce qu’elle a besoin d’être intemporelle. Elle a besoin d’être autonome, sans batterie. Vous êtes tout de suite catalogués quand vous avez un smartphone, alors que vous êtes plus mystérieux quand vous avez un carnet avec des écrits. Et ce mystère, c’est de l’intimité ; et le geek a besoin d’intimité, ailleurs que sur le digital.
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    Que dites-vous à ceux qui comparent LCK et Moleskine ?Il n’y a pas de comparaison possible, à la vue de la présence de Moleskine sur le marché. C’est une marque très forte. C’est la marque référente. C’est une approche consumériste, 15 millions de carnets vendus. C’est une aventure business, avec une entrée en bourse récente. Cette comparaison est plutôt flatteuse pour nous. Mais notre philosophie n’est pas du tout la même. Si nous existons, c’est parce que les habitudes de consommation changent.
    Votre première boutique L \ C \ K ?Je pense que ce n’est pas une finalité, mais c’était nécessaire. De tels objets, avec une texture, une histoire, une odeur, donnent envie d’être montrés et touchés.
     On peut lire sur votre site qu’avec La Compagnie du Kraft, votre carnet est immortel…Alors, il y a deux étapes pour que cette immortalité soit possible : la première, c’est le rechargement qui se trouve sur internet, ou à l’endroit où vous l’avez acheté. Et la deuxième c’est le SAV classique, sachant que nos carnets sont entièrement démontables. Et donc toutes les pièces détachées peuvent être rachetées ou remplacées. Et nous avons une offre de personnalisation qui va sortir à la boutique et sur le site.
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    D’autres projets pour 2014 ?Oui, nous lançons un agenda. Pas d’agenda en 82 ans d’existence ! Nous en avons imaginé un qui respecte nos origines. On dit à nos consommateurs urbains : « Vous pourriez être à moitié forestiers, à moitié bouchers avec cet objet » ; mais notre agenda est un produit de mémoire, pas d’organisation. Et c’est pour ça que nous l’avons appelé journal de bord.


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     via shoes-up.com

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